L’ADAPT livre la seconde partie des résultats d’une enquête d’opinion sur le handicap
Un sondage réalisé par Harris Interactive en exclusivité pour L’ADAPT révèle une
méconnaissance du handicap dans la population française et positionne les
associations et l’engagement citoyen individuel comme éléments catalyseurs de
l’insertion des personnes handicapées.
Pour la 13e édition de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées qui se
déroulera du 16 au 22 novembre prochains, L’ADAPT présente la totalité des résultats du
sondage réalisé par Harris Interactive auprès d’un échantillon de 1000 personnes âgées de
15 ans et plus, représentatives de la population française (méthode des quotas)
partiellement présenté pour la première fois le 22 octobre dernier.
LE TRAVAIL, ELEMENT CLE DE L’INSERTION DES PERSONNES HANDICAPEES.
Près de 1 personne sur 2 (46% des personnes interrogées) cite le travail comme
facteur principal d’insertion et elles sont 42% à estimer que c’est ‘la difficulté à trouver un
emploi’ qui représente l’une des principales difficultés rencontrées par les personnes
handicapées au quotidien, voire la première pour 23% d’entre elles.
Emmanuel Constans, Président de L’ADAPT explique : « Le travail est un élément primordial
pour que la personne handicapée puisse jouer un rôle actif dans sa vie et dans la société, et
qu’elle puisse retrouver une pleine et entière citoyenneté. A L’ADAPT, nous en sommes
convaincus et nos équipes travaillent quotidiennement pour l’insertion professionnelle des
personnes que nous accueillons dans nos centres. La Semaine pour l’emploi des personnes
handicapées que nous organisons chaque année entre dans cette logique ».
Conscients de l’importance de l’emploi comme facteur d’insertion, les personnes interrogées
ne sont pourtant respectivement que 17% et 10% à considérer la possibilité de faire des
études ou de pouvoir se reconvertir professionnellement comme des facteurs
d’insertion importants.
« Or le principal frein à l’emploi reste le bas niveau de qualification des travailleurs
handicapés puisque seuls 19% d’entre eux ont un niveau égal et supérieur au
baccalauréat contre 33.2% ayant un niveau inférieur au CAP, remarque Emmanuel
Constans.
Le manque de formation initiale ou la difficulté à reconvertir les personnes à faible
niveau de qualification explique un taux de chômage deux fois supérieur à la moyenne
« Si ces résultats démontrent d’une attitude positive à l’égard de l’intégration d’un travailleur
handicapé sur le lieu de travail, ils révèlent aussi la nécessité de poursuivre la sensibilisation
face à certaines idées préconçues, remarque Emmanuel Constans. Par exemple, il n’y a
pas de poste à proprement parler interdit aux personnes handicapées, tout dépend du
handicap et du degré d’autonomie de la personne. On sait aussi que c’est seulement dans 1
cas sur 5 qu’il y a besoin d’adapter le poste de travail au handicap. ».
DES FREINS A L’EMPLOI DUS A UNE MECONNAISSANCE DU MONDE DU HANDICAP
Une certaine méconnaissance de l’univers du handicap est à noter.
La reconnaissance des symboles visuels représentant les handicaps est variable.
Seul le handicap moteur est universellement reconnu (98% des personnes
interrogées) au contraire du handicap mental qui est inconnu ou presque avec
seulement 7% des personnes interrogées. Entre ces deux extrêmes, la
reconnaissance des symboles de la surdité, de la cécité ou des problèmes
d’élocution varient entre 53% et 13%.
Il apparait que si 1 personne sur 2 parmi les personnes interrogées déclare que son
entreprise emploie une ou plusieurs personnes handicapées (51%), seule 1
travailleur sur 3 est en contact professionnel ou travaille directement avec elle(s)
(29%).
Sans surprise, le degré perçu de facilité / difficulté à intégrer une personne handicapée au
travail augmente avec la lourdeur du handicap.
‐ Une évaluation majoritairement difficile pour les personnes mal/non voyantes (54%
des personnes interrogées estiment que c’est difficile voire très difficile), les
personnes handicapées moteur permanent (58% difficile à très difficile) et les
handicaps mentaux et psychiques (59% difficile à très difficile).
‐ A noter que pour 29% des personnes interrogées, il est difficile voire très difficile
d’intégrer une personne souffrant d’un handicap moteur temporaire et ce score atteint
42% pour les personnes souffrant d’une maladie chronique invalidante.
Par ailleurs, si l’obligation d’emploi de personnes handicapées trouve un écho auprès du
grand public avec plus d’une personne sur trois (tout à fait d’accord) qui estime que ‘c’est
une excellente initiative qui ne peut qu’améliorer l’insertion des personnes handicapées’
(70% tout à fait et plutôt d’accord), pour 42% (tout à fait d’accord) d’entre elles, ‘il est
dommage de devoir imposer par la loi ce genre de choses’.
Il apparait clairement que la crise économique actuelle ne doit pas être un frein à
l’application de cette mesure qui, selon les sondés, ne risque pas de fragiliser certaines
entreprises pour 39% (plutôt pas et pas du tout) des personnes interrogées et ne réduira pas
la compétitivité pour 60% (plutôt pas et pas du tout) d’entre elles.
Le rôle des associations s’avère donc central pour sensibiliser le grand public au monde du
handicap et à sa diversité
« L’ADAPT se veut un lieu d’échanges sur les bonnes pratiques individuelles et collectives
pour faire avancer la solidarité et améliorer l’insertion des personnes handicapées à tous les
niveaux de la société, précise Emmanuel Constans. Nous accompagnons quotidiennement
les personnes handicapées dans nos centres et travaillons en proximité avec les entreprises
pour qu’elles emploient toutes les compétences, aussi diverses soient-elles. »
Aussi, cette année et en amont de la Semaine pour l’emploi, L’ADAPT a lancé un Pacte
Citoyen. Véritable appel collectif pour sensibiliser le plus grand nombre et pour s’engager à
faire une vraie place aux personnes handicapées dans l’entreprise, tout un chacun est invité
à aller signer le pacte sur http://pactecitoyen.travaillerensemble.net